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07 Atelier volume/moulage


Pour cet atelier, nous avons reçu l’artiste Lionel Scoccimaro ... qui nous a montré une techniques de moulage particulier.

Lors de notre premier contact (...), il voulait que l’on fasse un projet global, de façon qu’à la fin de l’atelier (du moins pour son départ) nous ayons une réalisation.

Le cahier des charges était le suivant :
mouler des mains et faire une phrase dans le langage des sourds et malentendants.
Cette phrase devait être grossière, voire insultante ou même vulgaire.

Après s’être tous investit dans la recherche d’une phrase s’appuyant sur un jeu de mots (tais-toi (ou t’es toi) quand tu parles)... nous nous sommes vus imposer la phrase « dans ton cul »...



Cette phrase ne comprenant que dix lettres, seulement dix mains droite ont été nécessaires pour le moulage (sans compter les personnes aidant aux différentes préparations).



Pour mouler les mains, qui est quelque chose d’assez difficile à réaliser, les mains ont été plongées dans une pâte vert clair assez liquide (de l’alginate, qui se prépare de la même façon que le plâtre).



Une fois que la préparation est coulée, avec la main à l’intérieur, il ne reste plus qu’à attendre que le tout se solidifie.


Une fois que l’alginate est sec (environ 15 à 20 minutes), on peut démouler avec précaution la main.

Verser le plâtre dans l’emplacement (vide, le négatif) de la main, pour en faire un positif.
Là encore il faut attendre que le plâtre sèche (encore 15 à 20 minutes).

Et l’on peut enfin démouler le tout (toujours avec précaution).

Il faut découper l’alginate, en faisant attention de ne pas toucher le plâtre.






Une fois toutes les mains démoulées, on les a fait sécher complètement, puis poncé légèrement.

Les mains étant en train de sécher, nous nous sommes attelé au support, un banc en bois vert et noir.

Puis au dos du banc, nous avons mis tout l’alphabet en langage des signes, pour mieux comprendre la signification de nos mains.


















Les semaines suivantes, nous avions comme travail de mouler nos visages avec des bandes plâtrés.
Nous nous sommes donc mis par petits groupes de trois. Pendant qu’un se faisait mouler, les deux autres appliquaient des morceaux de bandes, en faisant attention à ce que tout le visage soit recouvert d’une couche suffisamment épaisse et régulière de bandes plâtrées.

Il fallait aussi que les contours des visages soient renforcés, pour ne pas qu’ils s’effritent.

Après avoir démoulé le masque (que nous appellerons négatif), les rôles s’inversaient...

Une fois que nous avions tous nos visages entre les mains, nous faisons un positif en latex...

Le latex, s’achète en bouteille de 1 litre ou en bidon de plusieurs litres, s’applique en couches successives à l’aide d’un pinceau (et en prenant bien soin de laisser sécher chaque couche avant d’en mettre une autre, le plus rapide étant de le faire au sèche-cheveux).

Pour ne pas que le positif colle au négatif, il faut enduire le moule d’une couche moyenne de vaseline ou d’un autre corps gras.

Nous avons donc ainsi, fait un ou plusieurs masques en latex, coloré ou non.


ESAAix - École supérieure d’art d’Aix-en-Provence - http://www.ecole-art-aix.fr