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Étudiants - Archives des années précédentes - 2008/09 - 1° année (2008/09) - MÉMOIRES - MARTINIS Sarah -

09.<FONT COLOR="#000066">Plateaux</FONT>

« Plateau » un terme assez vaste, nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre, ce terme m’avait pourtant fait penser à théâtre ou encore mise en scène.

I. mise en scène.

on nous demande d’aller à l’amphithéâtre, je me retrouve face à l’estrade où se trouvent de multiples objets tel qu’un chapeau, une chaise, un drap, une corde, un livre, une pierre, une plante, un balai... .etc. Des objets anodins qui quand on les voyait côte à côte ne voulaient rien dire. J’ai cependant ressenti un sentiment : celui de l’absence, tous ces objets sans l’homme n’ étaient rien, ils avaient pratiquement tous besoins de l’intervention de celui-ci pour servir, pour exister.
Le principe de l’exercice demandé était de créer une sorte de mise en scène avec les objets qui nous étaient proposés.
Je décide de faire une mise en scène qui évoque comme je l’ai évoqué juste avant, l’absence, comment les objets pouvaient avoir un aspect morbide sans la présence de l’homme.
Je place au milieu de l’estrade une chaise recouvert d’un drap bâillonné par une corde qui suit son chemin sur tout le reste de l’estrade. Autour de cette chaise, j’ai disposé:un couteau dans une trompette pour illustrer l’absence de musique sans l’action de l’homme la trompette n’est rien qu’un objet statique. J’ai également mis un chapeau à l’envers pour démontrer que l’ordre des choses est bouleversé, un objet qui n’attend que l’action de l’homme pour trouver son utilité, enfin j’ai placé le journal et un livre l’un sur l’autre puis écrasés par une pierre ; pour illustrer l’écrasement de la connaissance, une chose qui est difficile d’accès, qui n’est pas accordé à tout le monde.
Nous devions réaliser notre installation devant toute la classe puis l’expliquer, une des choses les plus intéressantes était le fait de pouvoir voir ce que chacun fait ou voit à travers les mêmes objets. Le thème de la mort est revenu souvent mais ce fut quand-même assez divers et étonnant.

II. marionnettes modernes.

La semaine suivante, l’activité plateau était encore à l’ordre du jour, et ce fut une très bonne surprise. Cette fois si, on nous a donné un scénario qui était d’ailleurs très étrange, l’histoire de trois hommes : un écrivain, un physicien, et un passeur qui se trouvent dans un tunnel très glauque, ils passent de salles en salles, ils traversent une salle pleine d’eau ou encore une salle pleine de sable.
Nous devions d’après ce scénario créer notre propre mise en scène. L’exercice s’effectuait à quatre, le groupe était divisé en deux, Cyrielle et moi étions chargées d’un projet vidéo 2D tandis que Julien et Caroline devaient réaliser le projet 3D.
Nous voulions créer une mise en scène originale qui n’était sûrement pas semblable à la vraie mise en scène que l’on ne connaissait pas. Le passeur fut alors un body builder, le physicien devint une physicienne ultra sexy, et l’écrivain dans sa pure caricature, un homme, la longue mèche de cheveux au vent, sensible, artiste, petite écharpe, petite veste vieillotte.
Comme nous avions peu de temps, il fallait trouver une technique pour ne pas avoir à dessiner 100 dessins en une demi-journée, et pour que se soit bien fait.
En réalité nous avons dessiné des fonds et des personnages mobiles que nous pouvions déplacer sur la feuille et que nous avons photocopié, à chaque mouvement différent du scénario.

Notre projet 2D était très proche du projet 3D, grâce au personnage qui était exactement les mêmes d’un film a l’autre.
Je me suis vraiment amusé durant cet exercice, c’était un bon travail d’équipe, une bonne pression, comme nous n’avions pas beaucoup de temps tout le monde était motivé et c’était agréable d’apprécier un exercice qui nous demandait tout de même pas mal d’efforts.

III. Cube, cube, cube.

Pour continuer dans le travail d’équipe, le sujet suivant était de réaliser des croquis où l’on devait créer des formes architecturales avec des formes uniquement cubiques, après ça, nos croquis étaient donnés à quelqu’un de la classe pour qu’il les réalise en volume. J’ai donc donné mes dessins à Deborah et Fanny m’a donné les siens.





Les dessins de Fanny étaient assez complexes c’était une accumulation de cubes qui se complétaient les uns les autres en se déformant. Une fois les deux sculptures finies nous devions avec trois membres de la classe combiner nos maquettes pour n’en former qu’une seule.
C’était encore une fois un travail d’équipe. Travailler en groupe était pour moi quelque chose de plutôt difficile, cependant plus on travaille en groupe plus je m’habitue et plus cela m’apporte une certaine motivation pour ne pas décevoir les autres membres du groupe, c’est une force de travail.


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