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13.La Vanité

La Vanité

Ce que nous représentons dans la vanité doit avoir une part d’illusion, de mensonge et d’éphémère. C’est pour cela que dans mon dessin se trouvent un livre vierge,

un téléphone portable,

une montre,

un chargeur de batterie,

une cigarette

et un porte-feuille.

Autrefois, la vanité était représentée la plupart du temps par des natures mortes faisant référence aux traditionnels cinq sens c’est à dire là où il n’y a pas de valeur réelle. C’est à partir du XVIe et XVIIe siècles que l’on s’interroge sur une éventuelle vanité de l’art et qu’on le considère comme mensonge ou illusion, ou alors jugé comme périssable comme toute oeuvre humaine. « Quelle vanité que la peinture, qui attire l’admiration par la ressemblance de choses dont on n’admire point les originaux » Les Pensées de Pascal. C’est-à-dire ne tenir aucun compte de ce qu’il y a de proprement artistique dans l’art.

Aujourd’hui, l’homme a créé des objets, des outils « contemporains » qui peuvent s’inscrire dans cette vanité par l’interprétation qu’on leur donne ou tout simplement par leur utilité. J’ai donc d’abord posé à la verticale, un livre vierge ouvert. Un livre ouvre généralement à des connaissances, à un savoir et donc pour rentré dans cette vanité j’ai fais sortir les éléments cités précédemment. J’ai donc ensuite laissé sortir le téléphone portable qui représente bien le monde dans lequel nous vivons et malheureusement sans qui, aujourd’hui, nous nous sentons coupés de ce monde. Si je pose un portable, son chargeur doit l’accompagné car sans lui le portable n’a pas de vie. Pour que ces deux éléments rentre dans la vanité il fallait donc que le chargeur parte dans une toute autre direction du portable, c’est-à-dire enlever l’utilité de ces deux éléments.

L’objet ajouté par la suite est la montre. Lorsque l’on dessine une montre en marche sur laquelle le temps passe, seul le dessin à le pouvoir d’arrêter le temps. Cette montre rentre bien dans la vanité seulement à sa place dans le dessin.

Ensuite, le porte-feuille est présent et placé à une autre page car l’argent n’a rien de contemporain, c’est ce qui fait la société. Cependant, le porte-feuille est fermé et donc sans argent l’homme ne peut vivre.

Et finalement, j’ai placé la cigarette et avant plan de ce dessin. Elle rend l’homme accroc tout en consumant sa vie. A l’heure actuelle, la cigarette est ce qui représente bien le suicide allongé d’un homme.

J’ai beaucoup aimé le fait de travailler sur la vanité à partir d’objets contemporains et de les mettre dans un contexte sans lien réel, juste par le rendu du dessin. C’est intéressant de se poser la question de savoir quels objets d’aujourd’hui pouvons nous mettre dans la vanité. Je dirais tous car il suffit d’enlever l’objet de son contexte de base et une autre interprétation le rend vaniteux.


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