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02_Esparron

Avant-propos
Lieu : Esparron, lac artificiel qui termine les basses gorges du Verdon dans le 04.

Une grande partie d’Esparron est devenue un immense terrain de cendres où se dresse des silhouettes anonymes qui témoignent de l’ancienne forêt, le mot luxuriance n’est peut être pas le plus adéquate, mais au moins assez feuillue pour cacher le camp de nudistes du haut de la colline.
Quelques chiffres : 2 500 hectares de pins et de chênes verts soit pratiquement 80% de la communauté d’Esparron parti en fumé en moins de 3 jours.

http://www.mediterranee.france3.fr/dossiers/22222077-fr.php

Soit l’entrée en la matière...

- I Le lieu vu d’en haut.

a) L’idée de départ.

L’idée était de créer une anamorphose qui, vu du ciel formerait un magnifique carré d’un hectare. De sorte, que l’on puisse constatait comme sur une carte d’état major, l’étendu de l’incendie en un instant. C’était l’idée de départ.

b) Rencontre avec la réalité et l’évidence.

En arrivant sur les lieux, le projet paru beaucoup plus difficile à réaliser, et pour cause, le terrain était en forte pente. Surtout qu’un hectare, c’est immense.
L’entreprise fut donc vite interrompue et nous opterons pour une intervention directe sur l’espace déjà déchiffrée.
Le chantier se transforme en une intervention pittoreque avec des petits chemins de pierres, de bois, et des formes géométriques en tout genres qui viennent dynamiser l’espace.

c) En compagnie d’Amandine, nous sommes descendues à la limite du terrain, là ou s’écoule un mince filet d’eau. Notre idée était de construire une porte colossale qui inviterait les gens à faire le passage entre le vivant et la mort. Notre idée pouvant s’associer à celle de Grégoire et de Simon -une sculpture en bois d’une femme enfantant la nature- viendrait dans le prolongement de la porte.
Nous avons récupéré un tronc que nous avons peint avec des pigments naturels, (ocres, terres de sienne, terre brûlées...) décoré de motifs primitifs afin de pouvoir la distinguer des autres arbres. Elle se dresse au dessus du filet d’eau, presque en son départ, l’accès à pied y est difficile.
Nous avions en tête, les portes des villages « primitifs » (nous n’avons pas réussi à retrouver le nom de cette tribu), ces portes définissent un espace donné, qui donne une entrée au village (il n y a pas de barrière qui encercle le village). Lorsqu’ils décident de partir ils les détruisent, et l’espace devient à nouveau sauvage.
De plus, ces grandes portes les protègent des esprits malfaisants et de leurs morts. C’est une frontière imaginaire qui délimite à la fois le village et la nature, la vie et la mort, le connu et l’inconnu.
Cette relation avec la porte est un symbole fort, la porte est un lieu de passage entre deux mondes

La réalisation finale n’a pas été à la hauteur de nos espérances. L’endroit était enclavé, difficile d’accès et le temps nous a manqué. De plus, le lieu était recouvert de mousse, de petites algues fragiles, magnifiques les premiers jours, mais vite anéantis à force de passages répétés, l’endroit est devenu rapidement boueux.

II) Dessins d’écorces.

Les écorces m’ont énromément inspirées, j’ai pensé à Penone, à Léon Zack, à Zoran music.

Pour l’exposition, j’ai photocopié (voir ci-dessous) un morceau de bois ramassé d’Esparron. L’écorce étant entièrement brulée à certains endroits, j’ai rejouer par le trait, à lui en reconstituer une, qui reprend certains élans esquissées des travaux précédents (voir ci-dessus). Puis, j’ai photocopié ces bois plusieurs fois, sous différents angles pour en faire une composition. J’ai fait plusieurs tirages. Ils étaient présenté sur un mur, en rejouant la forme élancé d’un arbre.


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