Étudiants - Archives des années précédentes - 2008/09 - 1° année (2008/09) - MÉMOIRES - REZETTE Julien -

18.Scultpure

Imaginer les formes.

Prends un sachet...

Ok ! Comprendre ce qu’il se passe... il faut donc prendre un sachet, toucher les formes qui sont à l’intérieur et imaginer. C’est ce que j’ai fais dans un premier temps. mais imaginer quoi ? D’accord, il y a des formes qui sont bien présentes mais plus je touche ces formes et plus j’imagine une histoire à ces formes. Ensuite l’histoire imaginée, ces formes vont prendre des couleurs.

C’est intéressant de se rendre compte que par de simples formes cachées, toute une histoire peut se créer.

Prends une feuille et un crayon...

Une feuille et un crayon, Ok ! Donc si je comprends bien, je dois dessiner les formes que je touche, que j’imagine ainsi que leur histoire... Cet exercice me plaisait beaucoup car un exercice comme celui-ci peut paraître simple mais je ne l’ai pas trouvé si simple. J’ai trouvé qu’il fallait instaurer un calme intérieur qui permet alors de ne former qu’un entre la matière et l’imagination.

Travailler ses sentiments.

Alors là, c’est différent ! maintenant, tu bandes tes yeux, tu prends la terre et tu travailles en laissant paraître tes sentiments...

Une heure ! Voilà le temps que j’ai mis pour me décider sur le sentiment que j’allais mettre dans cette terre. mais Eurêka, j’ai enfin trouvé ! La Colère, c’est le sentiment que j’ai choisi. Pourquoi ? Je ne sais pas trop moi-même mais en y réfléchissant, je me dis qu’en travaillant la terre en colère, j’ai pu entrer dans une sorte de destruction de cette terre. La destruction d’un objet ou d’une matière m’a toujours attiré. Je n’arriverais peut-être jamais à savoir réellement pourquoi cela me plaît, mais je prends un plaisir à détruire le beau ou la symétrie parfaite de chaque chose. Parce qu’en fait, dans le résultat final nous retrouvons la même matière et la même quantité mais nous voyons une autre image de celle qu’elle est supposée nous donner. Une matière ou un objet a été défini par son créateur pour une raison bien précise et le sentiment de colère est sans doute, pour moi, le sentiment qui pourra casser cette définition le plus possible et montrer que toute matière a des fins diverses et variées.

Au début, je suivais bien les conditions de cet exercice. C’est-à-dire que j’avais les yeux bandés et je travaillais la terre en laissant paraître la colère. mais au fur et à mesure, j’avoue ne plus avoir respecter les conditions, avoir enlever ce qui cachait mes yeux et être parti sur une toute autre approche. Je me suis alors lancé dans un emballage de formes. Je voulais apporter une matière à la terre. La terre créait la forme mais n’était pas apparente.


Agrandir une forme.

J’ai agrandi ma forme et je l’ai présentée dans une petite poubelle vide. L’intérieur de la poubelle se confondait avec l’agrandissement ; on était obligé de toucher ou mettre la tête dans la poubelle pour distinguer la forme.

Quelques actions

Jeter, Déchirer, manger, Frapper, Caresser, Ecraser, modeler, Travailler, Poignarder, Renverser,...

Tout est possible... Alors que faire ? Choisir une action et la refaire sans cesse ou attendre nos actions quotidiennes et y intégrer la terre ?

J’ai alors pris la terre comme « animal de compagnie ». En fait, j’avais un bout de terre continuellement dans les mains et selon mes actions, la terre subissait et donnait diverses formes.


ESAAix - École supérieure d’art d’Aix-en-Provence - http://www.ecole-art-aix.fr