Étudiants - Archives des années précédentes - 2005/06 - 1° année (2005/6) - MÉMOIRES (année propédeutique 2005/06) - TAMISIER Guillaume -

Atelier Peinture

Cet atelier a été pour moi l’occasion de vraiment découvrir ce qu’était ce médium, d’un point de vue personnel le représentant principal de l’art que ce soit dans l’histoire ou aujourd’hui. Le rapport que j’ai eu avec cette pratique a été très passionnel et a véritablement concentré toute mon énergie du a une réflexion permanente pendant l’acte même de peindre ( les couleurs, les formes, la réalité, le sens, etc.) par rapport à la notion de productivité, dois-je en faire plusieurs ? Comment vont-ils s’organiser ? Quel est leur sens ? Que doivent-ils rendre compte ? Cette réflexion est aussi organisée, pour moi qui n’est pas un peintre, qui apprend, qui expérimente, qui constate, autour de la notion du geste perpétuel de peindre, donc à propos de la technique et du mouvement du pinceau sur la toile ( surtout sur du papier, plastique ou carton), de l’épaisseur de la nappe des touches de couleur et de leur répartition sur celle-ci.
La réponse a été la découverte presque d’un style de déposer les pigments liantés sur le support, la manière de les mélanger, de les laisser reposer pour mieux les retravailler après, de créer un espace entre la réalité et la fiction, une sorte de semi-réalité seulement inspirée de ce dernier et d’avoir un résultat jamais satisfaisant.
La thématique de cette atelier a été pendant une semaine un travail en grand format sur support de bâche plastique transparente dans le parking sous-terrain de l’école. Ce travail m’a permis de réaliser particulièrement deux grandes peintures qui ont un lien entre elles : la chimère. En effet, J’ai pu expérimenté le travail sur plastique avec des pigments et liants mélangés préparés à l’avance, pas plus de trois, et à partir d’un dessin préparé au fusain. Pour le premier j’ai décidé de reproduire la sombre atmosphère du sous-sol en peignant ce qu’il y avait derrière le mur sur lequel je m’étais installé : des objets incongrus : grandes statues religieuses en plâtre, canoës, vieilles motos et gigantesque sac ; en symbolisant ces statues par une sorte d’esprit des lieux sur le support ,une chimère, et en désorganisant l’espace pour rendre compte de l’absurdité de ces objets dans ce lieu. Dans la deuxième toile, j’ai repris le thème de la chimère, en inversant la tonalité des couleurs : clair au fond, sombre devant et en replaçant ce personnage comme quelque chose venant de nulle part qui vous regarde avec des grands yeux. Le résultat crée un diptyque géant assez complémentaire.
Durant la deuxième semaine, nous avons travaillé sur l’extérieur. Le mercredi nous avons préparé les supports : bois, carton , papier, en les peignant d’un fond d’une couleur choisie. Le lendemain nous devions aller à l’oppidum d’Entremont, mais finalement nous nous dirigeâmes vers l’atelier Cézanne : fermé... Au final nous nous retrouvâmes en plein cœur de la cité Besson, entre ces grands immeubles gris, ces montées et ces descentes et cette belle vue sur la ville d’Aix. Débutant par quelques croquis, j’eusse continué par peindre sur les supports bois, le plus grand intérêt étant de travail sur le rapport de l’aménagement urbain vert ( parc, collines, arbres, etc.) avec les grands immeubles , le courbe et le carré, le synthétique et l’artificiel.
Le lendemain, nous devîmes aller à Bibemus, colline autour d’Aix, mais malheuresement , suite à un problème personnel, j’ai été pris jusqu’à 11h, du coup j’ai réalisé à l’école un grand format qui m’a littéralement épuisé et plu à la fois ; ensuite j’ai réalisé quelques croquis sur l’espace de l’école, sujet permanent et inépuisable pour moi.

Ainsi, la pratique de ce médium si lourd et riche en sens et en histoire m’a permis de savoir quel est la position du peintre face à la toile blanche, quelles questions se pose t’il, quelles techniques utilise t’il pour avoir tel effet, quelles émotions et sentiments se produisent en lui durant l’acte de peindre et donc d’approfondir mes connaissances en la matière et qui me permettrons de continuer à pratiquer.
Dyptique très grand format du parking


pigments/liant contrainte de 3 couleurs parking



pigments sur tapisserie


pigments+liant acrylique sur bois préparé


pigments/liant sur carton

fusain sur papier

fusain et crayons sur papier

fusain/crayons sur papier

mur d’exposition de la fin de l’atelier


Semaine avec Dom Jacques Ciccollini, avec pour thématique la fenêtre, le rapport interieur/exterieur, la mise en valeur de l’espace dans la peinture. Nous avons effectué des recherches à la médiathèque, d’images, de tableaux, de photos dans le but de s’en inspirer et a devenir un pretexte a faire de la peinture. Nous avons eu la chance de découvrir et d’expérimenter la technique des pigments et du liant qui change complètement le rapport à la couleur et à la matière. J’ai travaillé à partir d’une photo d’un installation dans une pièce qui représente une fenêtre bouchée par une plante, au centre. La lumière qui en sort, malgré le vegetal, est très intense, et contraste avec le sombre de la pièce.
Premier essai

Second essai en format Raisin

Peinture double-face, vue de l’interieur, vue de l’exterieur


ESAAix - École supérieure d’art d’Aix-en-Provence - http://www.ecole-art-aix.fr