Étudiants - Archives des années précédentes - 2007/08 - 1° année (2007/8) - MÉMOIRES - REBUFFAT Morgane* - <02>Mémoire -

Atelier optionnel (son, Rémi Coupille)

Je considère le son comme une image, il peut créer des ambiances, et suggérer des images.
C’est avec l’envie de le confronter avec des images, de donner une nouvelle dimension aux images grâce au son que je me suis inscrite dans cet atelier.
Et c’est comme une image que je souhaitais le travailler.

L’atelier s’est composé de phases d’écoute diverses (Brian Eno, debussy, Schöenberg, Satie, Edgard Varese, Pierre Henry et Pierre Schaeffer, Luigi Russolo, dramatique de Caroline Cartier, Computer Truck, Olivier Coupille, John Cage, Alvin Lucier, Nicolas Collins...), d’apprentissages techniques (formats audio, prises de son, logiciels Pro Tools en priorité, mais aussi un peu de Cubase, et Audacity pour les débuts) par la pratique, et d’un projet sonore.

Le projet mené sur l’année m’a permis d’aborder le son à la mnière dont je le conçois.
Nous devions faire un montage en vue d’une diffusion radiophonique (Radio Grenouille), et sommes partis sur l’idée du rituel du matin.
Une contrainte : un temps de diffusion court, une écoute longue si le montage n’est pas assez « fort » et prenant risquant de lasser l’auditeur.

Je suis partie sur l’idée d’un passage entre différentes ambiances, différents états, mon « rituel du matin » étant long et de par la configuration de mon appartement, varié.
mes prises de son n’étant pas très « propres » (beaucoup de souffle, bruits internes de mon minidisc) et inégales, j’ai composé mon montage de découpages de sons propres à chaque « étape » du rituel et de phases plus longues où prédomine la musique qui accompagne ce rituel.
Il m’a semblé intéressant à un moment où je commençais à me sentir bloquée dans ce montage de rajouter une voix, comme une voix intérieure, qui n’illustrerait pas mes différentes actions, mais se développerait en fonction de mon état dans ces différentes actions.
Le premier essai étant composé lui aussi de découpages d’une improvisation vocale, il présentait beaucoup de plages sans voix, qui soulignaient des passages blancs, et cassait le rythme (remarque très pertinente de Patrick Portella, venu participer à l’atelier pour une écoute). J’ai donc refait une dernière prise en écoutant le montage sonore, et en développant la voix en fonction de ce montage.
Le montage ne respecte pas la contrainte de temps posée au départ, mais j’ai fait le choix d’assumer ces dix minutes, pensant qu’une construction dans un temps plus court nuirait à l’idée que je voulais dégager de ce montage.


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