Étudiants - Archives des années précédentes - 2008/09 - 1° année (2008/09) - MÉMOIRES - REPETTO Déborah -

Peinture optionnel

Le portrait...


J’ai appris dans mon temps, ou entendu, des noms comme Ingres pour ces formes si voluptueuses en ne respectant aucune règle. Goya pour son changement diabolique, Courbet le hurlement du maître si perturbant. À la finesse, de chambouler les bourgeois par un déjeuner sur l’herbe, monsieur manet. En plat principal la dégustation de l’impressionnisme, une impression qui fait apparaître une vue sur les nénuphars. Parsemée de lumière et de vibration intitulées monet. Cette vibration fait mouche aux fauves, le fauvisme. matisse et son cercle. Le dynamisme, d’exploser la lumière, la couleur comme des cartouches de dynamite. matisse disait : « on ne peut pas vivre dans un ménage trop parfait... Alors, on part dans une brousse ; pour se faire des moyens plus simple qui n’étouffe pas l’esprit. » C’est une pensée qui montre le désespoir d’un monde aveuglé « je rêve d’un art d’équilibre, de pureté et de calme sans aucune problématique ».

Les sauvages plutôt que les fauves m’intéresse, dans un espace de possibilités immenses. Artistes qui ont traversé mes yeux pour nourrir mes inspirations. Non seulement, ils m’ont faite voir ; j’ai développé un univers de couleur, de matière, d’énergie en ébullition. J’éprouve une jouissance pour montrer, discuter dans ce lieu artistique. À chaque rencontre de la feuille blanche je suis le tube de peinture. Un voyage du corps, de mécanisme qui m’entraîne dans un tourbillon d’idées. Voilà ! Pourquoi j’ai choisi la peinture. C’était la première fois où la peinture m’a fragmentée. Celle qui me fait voyager et m’embarque dans un plaisir et une souffrance. Au cours de l’année j’ai découvert la peinture à l’huile, sa complexité m’attire. Le risque demande une maîtrise et la connaissance.

J’ai commencé par travailler sur une peinture de Vélasquez à partir d’une photo copie, d’un chasseur avec son chien. Au fur est à mesure je l’ai décortiqué pour casser cette image démodée. En peignant par-dessus la copie, rephotocopier, reconstruire l’image en une nouvelle identité. Petit à petit j’ai peint sur du format A3 mais j’ai rencontré un problème. Un confort qui revient sans cesse, c’est-à-dire un automatisme de l’ordre esthétique. Alors, je décide de m’attaquer sur de grandes toiles. Pour acquérir une liberté dans mes mouvements, j’ai dû changer mes outils.

Au cours de mes vacances de février j’ai fait un stage pour les décors d’opéra dans la section peinture. Où j’ai continué de peindre sur mon sujet principal. En peignant à l’acrylique sur le sol puisqu’ils fonctionnaient ainsi. J’ai donc appris à mieux respecter les proportions, au déplacement dans l’espace.

La peinture est un moyen de m’exprimer et d’’expliquer mon ressenti dans le monde d’aujourd’hui.


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