Étudiants - Archives des années précédentes - 2007/08 - 1° année (2007/8) - MÉMOIRES - REBUFFAT Morgane* - <02>Mémoire -

Semaines thématiques et autres rencontres..

  • « De l’objet de laboratoire au sujet social »
    semaine thématique #1 (05>08.11.07)


Conférences, débats, présentations de travaux d’artistes autour des biotechnologies....
J’ai du mal à accepter le propos d’artistes voulant dénoncer l’utilisation, l’expérimentation des biotechnologies dans le monde de la recherche scientifique, alors que ceux-ci semblent s’en amuser, et prendre plaisir à ces mêmes expérimentations.


  • « Peinture et débordements »
    semaine thématique #2 (17/20.12.07)

Je retiendrai...
°Dans la présentation faite par Claire Rénier :
Du débordement :
>au sein de la peinture
>par le geste du peintre
>par le récit (rapport abstraction/figuration)
>par les changements de formats
>par la rencontre de la peinture, des peintres avec différents supports
(pellicule->cinéma expérimental, mur->peinture fonction de l’architecture

« Une journée de travail » de Philippe Guston, et son travail sur les sujets de l’ordinaire, peindre ce qui l’entoure, et donc se représenter, à travers son univers.
Silvia Bachli, débordement de la ligne, création d’une narration par un ensemble de dessins (liés à sa vie, son quotidien, son intimité)

°Pierre Paliard :
Quand la peinture (ou quelque-chose de propre à une culture) déborde... vers d’autres cultures. La peinture Vietnamienne.
>qu’est-ce que la peinture dans un pays non-occidental, et sans culture de la peinture ?
>un emprunt de la pratique (arrivée avec la colonisation)
>une revendication comme une spécificité du pays ensuite
>des choses, des apparences inconnues, différentes, qui naissent là-bas
> « Pour une anthropologie mondiale » marc Auger

°Pip Chodorov :
Le cinéma expérimental comme « débordement » de la peinture.?
Hans Richter « fishinger » « A colour box » « Particles in space »
J. Whitney « Lapis »
maurice Lemaitre « The song of Rio Jim »

°Carlos Kusnir :
Du débordement :
>dans le lien entre peinture et extérieur
>dans la sortie de la peinture par le son, la musique (qui rajoute un temps, est de l’ordre de l’évènementiel). La musique n’étant pas là pour illustrer (c’est le rôle de l’image), mais pour compléter (comme une couleur en plus)
>dans la sortie de la matière hors cadre
La peinture, n’étant plus une marque sur une surface, devient un objet.
La peinture permet de se créer soi-même ses propres lieux, elle est transportable, représente une mémoire, apporte un moment au spectateur, tandis que le tableau est une fiction qui n’a rien à voir avec l’extérieur (fait renforcé par le cadre).
Il y a un intérêt à faire des choses pour voir ce que ça va susciter, comment elles vont être perçues, ressenties par les autres.

°Douglas Eric Stanley :
Aucun intérêt à « coller » de la peinture sur un support numérique, mais plus intéressant d’utiliser les possibilités numériques pour faire quelque-chose de l’ordre de la peinture (dans le sens de la temporalité, du média, des rendus, des effets esthétiques...).
Applied Autonomy
Urs Lenny « Hektor »
Random International « Pixel Roller » « Light Roller »
Harold Cohen « Aaron » Cisey Heas"
Servovalve
Turux

°Jean Jacques Ceccarelli :
Les formes débordent les unes sur les autres et induisent de nouvelles choses.
Notion du geste, du corps, de l’acte, plus que de la figuration ou de l’abstraction.
Don, trouvaille, jeu...

La peinture déborde va se promener sur les murs, sur le gens, sur les écrans, elle se laisse nonchalamment ou méthodiquement déposer sur trois feuilles, un mur, elle se transforme en tache matérielle, elle se met en scène...
C’est plaisant d’entendre parler de choses auxquelles on pense ! (Kusnir, Jean Jacques Ceccarelli...)


  • « Sonotorium »
    semaine thématique #3 (25/28.02.08)

  • Rencontre avec Guy-André Lagesse et Jean-Paul Curnier (12.11.07)
    mARI-mIRA l’esprit cabanon


mari-mira, c’est quoi ???
Une rencontre d’abord, entre deux personnages : Guy-André et Jean-Paul ; puis rencontre de ces deux personnages en voyage avec d’autres gens, des artistes, des gens vivant un peu en marge de leurs sociétés, de leurs cultures, tout en y puisant l’essence de leur créativité...
C’est aussi une envie de créer avec l’art de récupérer. Comme ce couple de mauriciens qui utilisent les bouteilles en plastique pour fabriquer des lampes, des fontaines poétiques, colorées, et très « design » !
Créer des « habitats secondaires » évolutifs, faits de bric et de broc... le cabanon, luxe du pauvre !!! (voir Beauduc)
Trouver un objet, un bout de bois, n’importe quoi, le récupérer, et lui laisser le temps de nous dire ce à quoi il peut servir (s’il doit servir à quelque chose !).
mari-mira, c’est tout ça (et encore plus !)... C’est aussi une exposition itinérante et évolutive de ces cabanons et autres loufoques installations à travers le monde (Paris, marseille, Afrique du Sud, Ile maurice, Iles fiji...)

Pour plus d’informations :
http://www.marimira.com

Belle rencontre, deux hommes pétillants, une présentation vivante, comme eux, les gens avec qui ils travaillent, ce qu’ils produisent, leur univers...
Un esprit et une démarche qui me plaisent, me correspondent... je retrouve un peu des gens rencontrés ces dernières années, de l’univers qui me fait vibrer et rêver... art populaire, arts de la rue, art de la récupération, art social, art de la fantaisie...
Et un propos qui me rassure : faire du spontanné, avec de la réflexion, mais pas forcément avec des raisons ou un discours artistique... mais peut-être ce propos est-il lui même un discours artistique ?

Une rencontre qui m’aide à mieux comprendre l’exposition vue cet été à marseille (J4), et surtout, me conforte dans la voie du travail populaire, social, qui se partage et se construit de ce partage...



  • Présentation du méta-atelier (14.11.07)

Ben ça donne envie d’y participer !


  • L’Art Tangent -FRAC marseille- (04.12.07)

Le Fond Régional d’Art Contemporain :
°constitue des collections (jeunes créations)
°diffuse ses collections (expositions hors les murs ; prêts à des écoles, associations, entreprises, autres institutions) -accessibles depuis le site internet du FRAC-
°sensibilise et forme le public à l’Art contemporain.

Exposition L’ART TANGENT
Odile DARBELLEY et michel JACQUELIN

L’Art Tangent, c’est 30 à 40 artistes identifiés et rassemblés dans une exposition (entre autre madeleine Baker, marce Runningag, marcel, Duchamp Duchamp, Hélène Polher, Jack O’metty..).

... non, c’est une blague !!!
En fait deux artistes : Odile DARBELLEY et michel JACQUELIN qui ont monté une fiction autour de leurs oeuvres (ou les oeuvres autour de chaque fiction ?).
Ils y mélangent art et vie (en utilisant des objets « courants », kitchs ou populaires, dans leurs oeuvres, et en y associant une histoire, un personnage), créent gags, jeux et détournements..
Et remettent en question le « propos de l’artiste », son « intention ».
Vite dit, et de manière un peu véhémente : idée, acte, intention qui assure une place à ses oeuvres dans « le monde de l’art » parce qu’elles ont du coup une raison « valable » d’exister, et qui le met lui-même au rang d’artiste, puisque réfléchissant, faisant, créant des choses cohérentes avec sa personnalité, ses engagements...
Chose très louable, mais malheureusement parfois à mon goût un peu trop sérieuse, menteuse, pédante selon le discours et la position adoptés.. la spontanéité, l’absence occasionnelle de réelle intention et l’envie de voir seulement des réactions me semble un principe très important aussi.

mais qui dit que nos deux artistes tangents ne se font pas mousser eux-mêmes avec leur discours ?

Ceci dit, l’idée de raconter des histoires et de plonger le visiteur dans une fiction (relativement burlesque en plus) me plaît assez, alors plongeons ensemble !!!



  • « El Koyot » (30.01.08)
    Peintre oral et tailleur en tout genre.

Pose les questions de la subjectivité face à une forme d’art, du statut de l’art et du marché, de l’hypocrisie du milieu et des gens qui le composent parfois, ironie face aux discours artistiques et aux démarches qui parlent beaucoup mais sont creuses, ...
Rappelle à l’ordre sur un aspect de l’art important à mes yeux : il ne doit pas se prendre au sérieux.
Performer fou !!! et lucide...
« Un bon à rien est un bon à tout, il n’est pas spécialisé, c’est tout. »
« Il faut suivre notre désir (saisi) et pas le désir social, et développer sa singularité ! »
« Singularité ! Devenez des singularités !.. et si vous devenez balaise, la semaine suivante, changez de singularité !!! »


  • marseille Artistes Associés (18.03.08)


L’exposition marseille Artistes Associés a pour but de rendre compte de l’activité artistique et de la dynamique associative marseillaise, en invitant 26 lieux d’expositions, galeries, ou associations à présenter leurs oeuvres et artistes.
Ces associations sont souvent crées et animées par les artistes eux-mêmes.

Parmi celles présentées, retiennent mon attention pour leurs démarches :
L’Atelier de Visu
CamàYeux
Circuit Court
Sud Images (images des lieux, territoires)
mari-mira / Les Pas Perdus
galerie Sol murs Plafond (mise en valeur de la notion d’anonymat, contre la notion d’auteur)
La Compagnie (qui a fait le choix de ne pas montrer « ses oeuvres » mais de faire un compte-rendu des évènements qu’elle a organisés par l’accrochage de documents s’y rapportant, et d’inviter ses artistes pour des interventions in-situ... )


  • « Laboratoire des fictions »

    - présentation du projet commun des deuxième année (28.03.08)-

Prise de conscience du niveau d’aboutissement d’un projet commun.
Des installations qui poussent à être vécues, à expérimenter, à repousser des barrières, à appréhender avec un regard neuf. Je me prête avec plaisir au jeu, expérimente, n’hésite pas, et suis ravie de retrouver grâce à ce travail un aspect de l’art et de la vie qui me touche, faire rêver, transporter dans un monde, un espace différents, impliquer le spectateur, lui donner matière à solliciter son imagination et à se prêter au jeu.



  • Histoire de l’Art Contemporain : exposé sur Erwin Wurm ()


Né en 1954 à Bruck, en Autriche.
Vit et travaille à Vienne, ainsi qu’à New York.
Études à la Kunstakademie de Vienne de 1979 à 1982. Il veut y pratiquer la peinture, mais est refusé dans l’atelier, et s’inscrit en sculpture.
À partir de ce moment, il essaye de « regarder tout ce qui l’entoure sous l’angle de la sculpture », et s’interroge sur « ce que pourrait vouloir dire la sculpture aujourd’hui ».
Erwin Wurm utilise la sculpture, la performance, l’installation, le dessin, la photo, la vidéo. Il interroge constamment la définition même de sculpture à travers son rapport à l’espace et en rassemblant les problématiques d’art et de vie.
Il a été marqué dans les années 70 par l’art conceptuel, l’art minimal et Fluxus.

    • art conceptuel :
      1966-1972, prédécesseurs : Duchamp et malévitch.
      L’idée prime sur la réalisation (c’est l’idée qui fait oeuvre, donc parfois uniquement esquisses ou modes d’emploi).
      Redéfinition de l’objet artistique, de son environnement, de ses contextes (sociaux, culturels, psychologiques...).
      La citation de Léonard de Vinci « l’art est cosa mentale » est une des idées de base.
      Selon René Denizot, « l’art conceptuel, présentant l’art sous la forme du concept est le thème par excellence de l’art, puisque en portant l’art au concept, il le fait advenir à la forme qu’il est, dans la forme qu’il a. »
      Laurence Weiner dit d’une « action proposée (qu’elle) peut ou ne pas être, puisque l’important est la proposition elle-même. »
    • art minimal :
      début des années 60, défini fin 65 par Richard Wolheim. C’est une réaction au débordement subjectif (de l’expressionnisme abstrait) et à la figuration (du pop art).
      Souci d’économie de moyens (mis van der Rohe « less is more »).
      Soutient qu’il n’y a rien d’autre à voir que ce que l’on voit, qu’il faut se limiter à l’essentiel, sans ressenti.
      Perception des objets par rapport à l’espace (des oeuvres qui révèlent l’espace environnant, inclu coomme élémen déterminant).
    • Fluxus :
      années 60 ; manifeste en 61 par George maciunas ; premier concert Fluxus en 62.
      Rejette les institutions et la notion d’oeuvre d’art.
      Veut faire exploser les limites de la pratique artistique par l’humour (dévastateur et provoquant).
      Veut abolir la frontière entre les arts, construire un lien entre art et vie.

« Outdoor Sculpture » :


L’oeuvre étudiée est une photographie d’une performance « proposée » par l’artiste.
Elle est tirée de la série « Outdoor Sculptures », performances faites dans différents lieux (extérieurs, dans différentes villes) par des volontaires recrutés par l’artiste. Ils doivent suivre les instructions proposées, la performance étant ensuite prise en photo.


« Outdoor Sculptures » est une des séries de performances proposées par Erwin Wurm, dont la plus connue est celle des « One minute Sculptures » (commencée en 1997), qui consistent également en prendre différentes postures en un temps limité (une minute), en suivant un protocole rédigé par l’artiste (sous forme de texte et croquis). Ces sculptures éphémères sont également enregistrées sous forme de photo.


Par ces performance, Erwin Wurm questionne la notion même de sculpture, d’objet quotidien, et le rapport du corps à l’intime.
« J’avais gardé jusqu’alors séparés par une paroi étanche les problématiques de l’art et de la vie. C’est alors que j’ai brisé cette frontière. »
Il remet en question les notions de durée, de pérennité, l’aspect figé dans l’espace et le temps associées à la sculpture depuis l’Antiquité. E les remplace par l’éphémère, l’immatérialité, notions qu’il considère liées à notre époque.
« Une sculpture peut aussi ne durer que quelques minutes, voire quelques secondes. L’oeuvre est ainsi transportée au niveau du présent immédiat. »

Erwin Wurm considère la sculpture comme l’occupation d’un espace avant tout. Les photos des ses performances sont alors également des sculptures, en tant qu’images de l’occupation d’un espace, qui le composent, et occupant elles-mêmes en tant qu’objet l’espace où elles sont affichées (murs, caissons publicitaires lumineux...). Elles deviennent aussi le moyen d’inscrire les sculptures dans un temps.

La première réaction à ces sculptures-performances est le rire, induit par l’absurdité et le côté incongru de ces situations (« Be a dog for one minute » inscrit sur un socle en pleine rue de Bienne, « Se coucher sur des balles de tennis », « Garder deux champignons fichés dans les narines »...). Erwin Wurm dit avoir « également donné une place et une valeur à ce que l’on rejette ou ce que l’on cache habituellement : le ridicule, l’échec. Le jeu possède à (son) sens une grande force, un grand pouvoir de subversion. L’humour et le jeu permettent vraiment de soulever beaucoup de questions, de faire passer beaucoup de choses sans se montrer blessant ou doctrinaire ». mais « il y a toujours une part de drame dans le rire », et ce rire induit un questionnement sur la nature humaine, sur le rapport aux objets, à notre corps, à notre environnement, à l’image de soi, aux situations dans lesquelles on est capable de se mettre. Le rire est un moyen d’interroger la nature humaine par cette caractéristique qui lui est propre.

Ces séries de sculptures-perfoormances rejoignent l’art conceptuel dans la forme (modes d’emploi, mise à disposition d’une idée). Elles sont réalisées, mais dans un temps limité, ce renforce la notion d’idée en et les seules traces qu’il en reste sont des photos, qu’on peut classer dans les traces d’un cheminement intellectuel. Erwin Wurm utilise également la démarche d’éditer ses protocoles.
Elles rejoignent l’art minimal dans on rapport à l’espace (comme un révélateur)., et Fluxus dans la mise en relation de l’humour, de l’art et de la vie.
Elles convoquent par ailleurs deux notions importantes dans l’art du vingtième siècle : le rapport aux objets (dans le ready-made) et celui au corps (dans la performance).

Outre les séries « Outdoor sculptures » et « One minute sculptures », Erwin Wurm a également expérimenté d’autres sculptures-performances :

- > « Instructions on how to be politically incorect »


- >« Be nice to your curator »(ironie sur le rapport artiste/monde de l’art/mécennat)


- >« Looking for a bomb »(instructions pour cacher une bombe sur soi, être un bon terroriste)


- >« Instructions pour être oisif »


- >Des propositions pour créer des volumes à partir de vêtements (objets du quotidien, usuels, intimes, sans volume non portés, avec une fonction propre à chacun) dont le statut change si la fonction est détournée.

Il interroge toujours la notion de sculpture aujourd’hui à travers d’autres formes :

- >« Dust pieces »(1989) évoque la présence (par l’abscence) de bustes Antiques sur des socles poussièreux, et dénonce l’aspect figé et intemporel par la disparition. L’organisation des socles met en avant une occupation de l’espace.


- >« me/me fat » simule la déformation par l’accumulation de vêtements.
« Travailler une oeuvre dans l’espace, en changer sa masse et son volume est un acte sculptural, alors prendre du poids ou en perdre est également un acte sculptural. »


- >« Fat car »(2001) et « Fat house » (2003) sont une transposition d’une spécificité humaine (prendre/perdre du poids) sur des objets. Ce sont des évocations de la société de consommation (l’expression « une grosse bagnole » évoque une voiture de riche, parle de la représentation sociale), des illustrations de tout ce dont on peut s’entourer (objets, poids), de cette capacité à accumuler de l’inutilité. Elles posent également la question de la subjectivité en opposition à la réalité.
« malgré une apparence de démocratie, nous vivons sous une forme de dictature économique de plus en plus forte. Les inégalités se creusent et nous vivons les uns les autres dans des réalités de plus en plus éloignées. mon travail est très lié a ce constat. J’ai été élevé dans les années 1960-70 et le monde d’aujourd’hui est de plus en plus dominé par l’argent, que ce soit le monde du travail, celui de la mode, ou même de l’art... j’en fais partie et par conséquent, je pose des questions. »


- >« L’artiste qui a avalé le monde » et « L’artiste qui a avalé la terre du temps où on pensait qu’elle était plate » parle de subjectivité et de réalité.


- >« Objets volants pour s’échapper de chez soi » parle également de subjectivité et de réalité en mettant en scène des objets banals, du quotidien, avec un détail qui change la vision des choses, et les transforme en objets de science fiction.


- >« Calendrier d’idiots » (2000)


- >« Sculpture d’embarras »(2007) met à disposition des spectateurs lors d’une exposition un mur sur lequel écrire des situations embarrassantes. L’oeuvre est réalisée par les spectateurs qui se mettent à nu.

« mon travail traite de l’identité complète de l’être humain : le physique, le spirituel, le psychologique, le politique. De questions de société. L’artiste et le philosophe ont en commun de tenter d’interpréter les modes de vie liés à leur époque. Bien entendu, ils échouent en permanence puisque cette réalité est constamment changeante. »
Je trouve cette citation bien représentative du travail de Wurm, on y retrouve facilement ses axes de travail (humour, observation, dérision, relativité de la réalité, place de l’artiste...)
J’aime assez l’idée d’exploration, de remise en question de la sculpture, et l’aspect abordable, l’accessibilité, la possibilité de s’approprier son travail.

interview Erwin Wurm
« Can’t Stop » des Red Hot Chili Peppers reprend dans le clip plusieurs « One minute sculptures »


ESAAix - École supérieure d’art d’Aix-en-Provence - http://www.ecole-art-aix.fr