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Star Wars dans Philo...

devoir sur la machine.

- Comment la machine occupe-t-elle une place essentielle voir primordiale dans la culture cinématographique populaire ?

- film : Star Wars. I La menace fantôme, II L’Attaque Des Clone et III La Revanche Des Sithe.

Le rapport à la technologie est au coeur des deux trilogies. Tout l’univers Star Wars est complètement composé de machines, il en exsiste de toutes les sortes, de tous les types, et pour n’importe quoi : véhicule, vaisseau, robot changeur de vitre, droïde, Clone...la machine dépasse les limites qui lui sont imparties, car elle a la faculté de penser, de faire des choix, de faire la guerre tout en restant assujettie à l’homme ou en s’immisçant dans l’homme.
Elle joue un rôle dans les films du debut à la fin.

- I : La machine androïde .
. 1 : R2-D2 .
. 2 : C3-PO .
. 3 : Le droide de combat .
. 4 : Les animaux .

- II : Le Clone, la machine homme .
. 1 : Jango Feet .
. 2 : Processus de création .
. 3 : Le Clone .

- III : Le Jedi .
. 1 : Le Jedi .

- IV : L’homme machine .
. 1 : Le Général Grivous .
. 2 : Dark Vador .

- V : Conclusion .

I : La machine androïde .

Dans Star Wars , les machines sont généralement inspirées de forme physique familière.
Elles sont organiques, se rapprochant de l’homme ou de l’animal. Il n’y a pas de forme Robot... ou bien quelle est la forme Robot ? L’homme doit reconnaître par sa silhouette une forme familière. Le robot n’a pas d’identité propre, ils sont assujettis aux humains, ils subissent les codes des hommes et sont complètement dépendants de leur créateur, moralement ou physiquement...
A quoi la machine se limite-t-elle ?

1 : R2-D2 .

R2-D2, l’astro droïde le plus connu au monde a pour fonction de réparer les vaisseaux et d’assister les pilotes. Pour lui son apparence se rapproche à celle du pingouin. Ami d’Anakine, cette forme animale le rend plus accessible voir même humanisante et au fil des films il devient une sorte « d’animal de compagnie » fidèle, malin, drôle et touchant.
Nous avons la faculté de donner de façon morale une âme à une machine. Bien que la machine soit sérielle , celle que nous possédons est psychologiquement différente des autres machines, c’est là que la forme physique donnée aux machines prend son sens.

2 : C3-PO .

Tous les droïdes ont une fonction avec un corps adapté à cette fonction.
La fonction de C3-PO est d’établir la relation entre l’humain le ciborge. Créé par Anakine, comme R2-D2, C3-PO lui aussi a sa forme de fonction, celle de l’homme. C3-PO est une pièce fabriquée pour combler et servir son « maître » car le droide de protocole utilise le mot « maître » pour designer son créateur ou propriétaire, ce mot rend le droïde complètement soumis, esclave et déchu d’identité.
Bien que son apparence se rapproche de l’homme il n’a pas d’autonomie, de but ou d’autre utilisation que le protocole. Une fois sa fonction terminée ou plus nécessaire on peut voir là, la « mort » du droïde.

3 : Le droid de combat .

La fonction du droïde de combat est de toute évidence le combat... ce qui rend sa forme physique plus simple et plus mécanique que les autres, se rapprochant d’un squelette ( un moyen d’intimidation ?...).
La machine à toujours fais peur a l’homme, bien que sous contrôle. La forme de c’est droïde se base sur la peur de l’homme, avec cette forme de squelette il s’impose sur le champ de bataille se donnent un place, comme une armée qui revient de l’au-delà pour finir leur mission.
Le droïde militaire a une place importante dans les films, car il nous montre bien l’essor de la robotisation dans le monde de la guerre, mais aussi un remplacement total des troupes humaines pour le combat, il ne reste plus que des chefs et autres généraux de « vivants ». Le droïde n’est qu’un prolongement de son commanditaire, « le droïde n’a d’identité que celle de son maître » .
Les facultés des droïdes de combat son réduites au minimum pour des raisons d’utilisation, de nombre et de leur devenir. Le nombre de droïdes est leur principal atout, se sont des machines tirées en grand nombre.
« Le coût d’un droïde est relativement faible ( environ 1000 crédit ) et la durée de fabrication aussi ( 1000 par min ). Se qui place les facteurs de rentabilité au plus haut et le rapport qualité prix au plus bas... »

L’homme a besoin de créer des machines, qui plus est à son effigie et de pouvoir les controler. On retrouve ce problème et ce besoin de contrôle dans la plupart des films où il y a des machines, la machine a besoin de l’homme pour vivre, l’un ne marche pas sans l’autre. L’homme est dépendant de la machine autant que la machine est dépendante de l’homme, ce manque d’autonomie des deux parties son bien représenté dans les films. En créant la machine, l’homme crée sa perte. Bien quelle soit utile à bon nombre de reprise, elle ne suffie plus...

Une belle armer qui fait peur, en peu de temps.

4 : Les animaux .

Contrairement à la machine, les animaux et les monstres zoomorphes possèdent une véritable autonomie, leurs codes, leurs règles, leurs gouvernements ( les Gungans, les Hutts...). La machine, elle, est au service de l’homme et représente encore un état inférieur.

« La machine se limite qu’aux limites que l’homme lui impose. »

II : Le Clone, la machine homme.

1 : Jango Feet .

Environ dix ans avant la Guerre des Clones, un homme du nom de Dark Tyranus ( Cont Dooku ), contacta Jango Feet, un célèbre chasseur de prime, sur l’une des lunes de Bogden et lui soumit une proposition étrange. En échange d’une conséquente rémunération, Jango devait devenir le modèle d’une Armée de clones. Fett accepta ce travail à une condition : en plus d’un salaire, il réclama un clone de lui-même pour son usage personnel, une réplique parfaite qui ne connaîtrait ni croissance accélérée, ni modification génétique.
Jango est le personnage qui s’éloigne le plus de la machine, c’est un Homme un vrai... sentiment, peur, indépendant, redoutable et mal honnête. bien que jango soit un homme, il est utilisé comme un simple matériel, vidé de son âme pour ne garder que l’enveloppe. Il subit son choix, devenant qu’un simple témoin face à la naissance de ses « frères » pour qui leur vie ne sera que service, mort et remplacement.

2 : Processus de création .

Au cours des millénaires, la majorité des civilisations de la galaxie a fait des découvertes technologiques, leur permettant d’accomplir de grandes prouesses. Parmi ces technologies on retrouve l’hyperdrive « appelé l’hyperespace » ainsi que le clonage. C’est un procédé maîtrisé par un très petit nombre d’espèces et qui permet de dupliquer un individu ou une créature à l’infini.

 Les clones devraient « en théorie » être identiques au spécimen cloné, si les utilisateurs maîtrisent parfaitement le clonage ainsi que la génétique, ils peuvent modifier certains traits (physiques et psychologiques) du matériel d’origine pour l’améliorer.

Bien que les Clones soient des copies, ils ne sont ni plus ni moins que des machine dans leur stade ultime.
Créés par l’homme, à l’image de l’homme mais ( comparé au droïde ) réalisés de chair et de sang. L’homme ne se limite pas à ça, car comme son physique la pensée du clone a été créée, il est doté d’un esprit créatif ( pour le combat ). Ils sont complètement soumis aux ordres de leur supérieur et sont largement supérieurs aux droïdes.
On connaît surtout le clonage pour l’utilisation militaire qu’on en a fait, les clones sont préférés aux droïdes car ils ont plusieurs avantages évidents face à des droïdes de combat. Par exemple, un clone acquiert de l’expérience et continue de fonctionner quand il n’est plus en contact avec son centre de commandement grâce à ses capacités de prise de décisions autonomes.

Dans l’épisode II : La Guerre Des Clones, on peut voir l’étendue de la technologie des Kaminoans, on y voit les laboratoires de création de clones et tout le processus d’élevage mis en place... Ils sont formatés de façon totalement déshumanisante, il n’y a pas de place pour l’erreur, tout est contrôlé : l’entraînement, l’éducation, le mode de vie et même l’accélération de croissance. Pour employer le clonage, les cuves ou cylindres de clonages sont nécessaires. Elles permettent de maintenir en vie le clone en lui fournissant ce dont il a besoin pour son développement en vérifiant ses signes vitaux.

Je pense que ce système de cuve est une machine pure, elle reproduit tout l’organisme de la femme mais de manière technologique et complètement dépouvue de vie ou de sentiment.

 Les Kaminoans sont connus pour être des maîtres cloneurs, c’est leur principale activité et ils excellent dans cette pratique. Les Kaminoans créèrent au moins 3 millions de clones de Jango à partir de la date de commande. Le clonage lui-même rapproche l’homme de la sérialisation, une machine avec un plan de base, étudié et répété.

3 : Le Clone .

L’homme a développé les sciences et les technologies les plus avancées, avec une base d’homme « Jengo Feet ». Il crée la vie mais dans son processus de création il réduit complètement voir même détruit la personne « clone » pour la ramener à l’état de machine.
Tout ce qui touche au clone ( armement, équipement,... ) est identique, de même taille, de même couleur. Une serialisation ultime est une production continue pour un soldat parfait, à usage unique et remplaçable
même étant humain, physiquement et moralement, les Clones ne sont ni plus ni moins que des machines au service de la république.
La guerre est la plus flagrante preuve de besoin de contrôle de l’homme et dans sa quête de pouvoir il créa la machine, ( droïde ou clone ) qu’il contrôle à fin d’étendre son pouvoir sur la galaxie.

« Une enveloppe charnel pour un esprit machine ».

III : Le Jedi.

Les jedi s’apparentent à des moines, des chevaliers ou des samouraïs mais ils se confondent tout de même avec la machine. Toutes les règles que les jedi doivent suivre pour ne pas passer du côté obscur de la force sont étroitement liées à une sorte de « programme ». Les seuls à ne pas suivre ce « programme » sont les Sihte, les anges déchus, se rapprochant plus moralement de l’homme que du jedi.

. 1 : Le Jedi .

Durant les films, le Jedi n’est pas montré se reposant, il est constamment entrain de mener des batailles, il n’a pas besoin de repos, comme une machine autonome. La morale du Jedi est infaillible, avec une réponse à tout : « la peur mène au côté obscur. La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance... », dit Yoda à Anakin dans l’épisode I, il dit cette phrase de manière directe, rapide et un peu déconcertante comme la réponse d’un calcul donné à une machine.
Il y a aussi la Philosophie Jedi qui refuse la peur, l’attachement et toutes les émotions qui en règle générale n’est pas très loin finalement de ce « devenir machine » car la recherche de purification est, somme toute, assez incompatible avec la nature humaine. Les seule personne se rapprochant de l’homme est Anakin dans la revanche des Sihte, lorsqu’il passe du côté obscur car il brise tous les liens envers les jedi et leur « programme ». En versant des larmes lors de son combat contre Anakin, Obi-Wan brise aussi le gel des émotions que lui impose sa philosophie.
Les Siht sont le contraire du chevalier Jedi, l’opposé, le côté pile de la pièce. Ils représentent ce qui se rapproche le plus dans Star Wars du côté humain de la force. Toute la philosophie des Siht est basée sur des ressentis humains : peur, colère, haine, souffrance. Ils cultivent la passion et sont tournés vers eux-même, bien que la machine soit utilisée et exploitée par les Sihte.
En créant la Force, Lucasse fait une critique de la société ou l’expose comme elle est. L’homme n’est pas le bien dans Star Wars... c’est le mal !

IV : L’homme machine.

Alors que la métamorphose en animal a toujours été considérée comme une punition infligée aux hommes depuis l’Antiquité, ici, c’est le « devenir-machine » qui constitue le châtiment suprême comme on peut le voir avec le Général Grievous commandant des armées droïdes, car il perd son intégrité organique pour devenir un pion, un esclave du Cont Dooku ; et plus tard ce sera au tour de Dark Vador, commandé lui aussi par le sombre Dark Sidious. La machine ne peut être seule.

. 1 : Le Général Grievous .

Grievous... Un nom oublié, perdu, effacé au fil des décennies, alors que sa seule prononciation, à une certaine époque, suffisait à faire germer la crainte et à semer la terreur dans les rangs de ses ennemis. Originaire de la planète Kalee, fin stratège, duelliste hors du commun, commandant renommé, il est très probablement l’un des premiers androïdes de combat de l’histoire galactique, et l’un des guerriers dont le tableau de chasse est le plus richement décoré en matière de Jedi. Véritable fléau de la galaxie, il ravagea bon nombre de systèmes stellaires, semant la mort et la désolation sur son passage, durant ce qui fut appelé la Guerre des Clones.

Le personnage de Grievous représente une sorte de prototype archaïque de Dark Vador. Seuls 5 % de son corps purent être sauvés, dont son cerveau, ses yeux, son coeur et une partie de ses entrailles qui sont dans une carcasse entièrement mécanique. L’armée séparatiste utilise le corps bïomécanique de Grievous comme emblème, une sorte de mascotte qui fait peur, car il s’apparente, non, qui est un squelette mécanique, une symbole de peur et de destruction. La forme physique que prend le Général est grotesque et subtile a la fois. Subtil... et logique, pour moi, le corps de Grievous est mort, la machine a totalement envahi, grignoté physiquement son humanité. On peut voir là une forme de barbarie car la machine est utilisée comme refuge pour le reste ( peu d’organique qui lui reste ) du corps gravement endommagé de Grievous, le squelette est une forme de deuil fait à son ancien corps, il change d’identité pour en avoir une unique et graver dans les esprit de se qu’il croise, comme une sorte de légende. Obi-Wan traite d’ailleurs Grievous de « barbare », annonçant le brouillage de la frontière entre humanité et non-humanité qui petit à petit se fait plus grande au fur et à mesure de la nouvelle trilogie : le monde et son «  ordre naturel  » s’effondre, menant à la mécanisation de l’humanité, alors que lui-même fera preuve d’une étonnante barbarie en mutilant totalement Anakin.

. 2 : Dark Vador .

« Je pense que le moment ou Anakin se rapproche le plus de l’homme est quand il passe du côté obscur Dans La Revanche des Sith, il rompt le lien avec les Jedi et se préoccupe de sa famille... comme tout père le ferait. »

Le film s’inspire beaucoup de l’histoire de Frankenstein, il y a toujours se désire de création de machine, tellement que l’homme qui crée la machine et que la machine qui crée l’homme sont étroitement liés et susceptibles de se renverser à tout moment.

Enfant, Anakin était une sorte de Frankenstein de génie, amoureux des machines, créateur de droides et de modules ( C3P-O et le podracer ). La menace fantôme et L’Attaque des clones insistent sur ce rapport constant (voire fusionnel) entre Anakin et la mécanique. « Pourquoi la vie n’est pas aussi simple que la mécanique ? », dit-il après la mort de sa mère. C’est à dire : « Pourquoi la mort ne se répare-t-elle pas aussi facilement qu’une machine ? » Ironiquement, ce génie technologique, sorte de prolongation de son esprit et de ses mains sera celui qui scellera son tombeau et qui fera de lui, non plus le créateur, mais la créature de Frankenstein. Les rôles sont inversés. Anakin devient un homme-machine. La stupéfiante scène de la reconstruction d’Anakin et de sa transformation en Dark Vador emprunte aux films d’horreur des années 30.

Alors que l’hybridation animale fait appel aux instincts, aux pulsions (souvent sexuelles), le « devenir-machine » effraie car il neutralise les émotions, il uniformise, il nivelle. L’industrialisation, dans l’épisode II (C3P-O est effrayé par « ces machines qui fabriquent des machines » dans L’Attaque des clones ) est décrite visuellement comme un espace infernal. Dans La Revanche des Sith , Anakin est reconstruit par des droides qui lui greffent des jambes de métal, froidement, sans aucune once de compassion, alors que lui, homme tronc, hurle de douleur. Ce laboratoire clinique contraste singulièrement avec le caractère passionné et hyperémotif d’Anakin.

IV : conclusion .

Le monde de Star Wars est mécanique, la machine est universellement utilisée pour tout, du protocole en passant par le domaine militaire jusqu’à la survie de l’homme. La machine remplace l’homme jusqu’à ce que l’homme lui-même devienne machine. L’homme change son identité pour une plus mécanique, alors que l’androïde se rapproche de l’homme.


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