Étudiants - Archives des années précédentes - 2007/08 - 1° année (2007/8) - MÉMOIRES - REBUFFAT Morgane* - <02>Mémoire -

Travaux perso..

  • Textes (19.10.07)

dans le car...
Paysage de Luynes, plat, à contre-jour. Point lumineux et halo fort, dense, du soleil ; faisceau des arrosages sur un champ.
Fond sonore : car, vibration des roues sur les bandes rugueuses de l’autoroute, Wyclef Jean « Haïti ».
J’ai d’abord décrit un paysage. Puis pris conscience du fond sonore qui s’y collait, que j’y associais... et de son importance.

métro
Un type face à moi ; a l’air triste, pensif. Plus loin dans la rame, trois mecs qui déconnent, parlent fort. Contraste.

moment de panique : je sors précipitament de ma rêverie, quelle était la dernière station ? ; perte de repères, où suis-je ?! ; angoise, dois-je déjà descendre ?...
... ou comment se faire rattraper dans les moments de fatigue par cette influence de la société-précipitée contre laquelle on lutte chaque jour...!

Je me calme. Remarque en face de moi un mec, genre cadre, grand patron, strict et hautain, costard-cravate... cravate rouge sur laquelle volent des silhouettes d’oiseaux bleus. Liberté poético-kitch qui contraste avec la personne.


  • mon premier montage son !!! (25.11.07)

Une bande sonore prévue dans mon projet photo sur Digne.
Je voudrais créer quelque-chose, qui soit plus fort et plus en rapport avec cette expérience.
Des prises son de la rivière, des chuchottements de mes mots, sensations.
Tout ça pour exprimer (en parallèle aux déplacements des gens, et donc à l’observation que j’en fais) une douceur de ces instants, un souvenir, une intériorité, intimité...

MP3 - 4.9 Mo



  • Puppet mastaz (01.12.07)

Ou comment fabriquer une marionette pour entrer à tarif réduit à un concert... et finir par ne pas y aller...



  • marionnettes (décembre 07)



  • Carnets à voyager (décembre 07)





  • Poésie de la vie, poésie dans la ville (février 08)

Affichage sauvage.
J’aime proposer dans la rue, de manière ouverte, des images incitant à la rêverie, à la poésie, à la douceur.
J’aime jouer avec les supports, les détails d’un mur, ce qui est déjà en place et peut faire écho aux dessins que je pose, les soutenir, les enrichir...
Réfléchir encore sur les formats et le sens de ce que je pose : les tout petits oiseaux qui apparaissent au détour d’une rue fonctionnent, mais d’autres images mériteraient peut-être plus de réflexion sur leur format.



  • Textes (février 08)

La mer,
dix mouettes
Petits bouchons sur l’écume
Qui arpentent sans cesse crêtes et vallons des vagues

Galets roulés, rouleaux, roulis

Soleil, vent
(lumière, sel)



Soleil joue à travers les nuages
lumière avec brume et nature qui s’éveille
un canard qui vole
du rose, du bleu, de l’eau verte qui coule, courre
Sisteron, agglomération : toits, fenêtres, façades, eau, roches
ombres chinoises et tordues de chênes
ocre éclatant : (de) terre sur bleu-gris : (de) brume



rythme lent du train
force des montagnes qui surplombent de leur splendeur et découpent le ciel
eau vive qui serpente dans le fond de la vallée
onctuosité de la neige


  • Textes (mars 08)

D’ici, la ville semble toute petite, douce et légère comme un soir d’été
comme un bal populaire et ses lampions.



entre chiens et loups.
écume rose qui garde les derniers éclats du soleil couchant.
(ou peut-être les lumières de la ville ?)


  • Dans une boite... (avril 08)

Être dans une boite, une boite qui me conduit d’une agglomération à une autre, d’une « prison » à une autre... regarder la nature dehors, sans pouvoir la toucher, l’approcher, la sentir... comme dans un tube, moyen de transiter, pas de contact avec ce qu’on traverse.


  • Flash Rue (17.05.08)


Pas vraiment un travail personnel, mais plutôt une implication personnelle dans des actions comme les Flash Rue, qui proposent des rendez-vous réguliers dans différents lieux de la ville, munis de différents accessoires, pour mener différentes actions, et ouvrir des portes aux gens et à la ville.
Une envie de donner, de partager.

flashrue


  • Pas de métro (21.05.08)

Pas de métro... marcher.
Un mouvement inhabituel dans la ville. La ville qui grouille sans cesse semble animée aujourd’hui, prendre vie.
Non, plus de vulgaires robots obéissant à des ordres simples et effrayants : travailler, consommer, s’activer pour oublier, tout oublier.
Des êtres vivants qui se meuvent en différentes directions mais dans un même mouvement.
Ville idéale.
Des gens qui se déplacent, qui ré-appréendent leur corps, qui vivent, qui éprouvent la ville, l’arpentent, s’y plongent. Calmes.
Pas d’hystérie type « shopping du samedi après-midi » dans leur mouvement. Ils bougent différemment.
La ville aussi : pas de bruit. Chants d’oiseau résonnent. Étrangement calme.
J’aime me sentir enveloppée de ce calme, comme un nuage en suspension, dans cet environnement dense et puissant (ville, immeubles, foule, feux, bagnoles...).
Comme un film auquel on aurait ralenti l’image et coupé le son pour le remplacer par des chants d’oiseaux.


  • Ca gratte, ça gratte !

Échantillon de dessins faits dans l’année...



  • Ca pic, ça pic !

Échantillon de photos faites dans l’année...









(performance de milou)



ESAAix - Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence - http://www.ecole-art-aix.fr