Étudiants - Archives des années précédentes - 2008/09 - 1° année (2008/09) - MÉMOIRES - MARTINIS Sarah -

15.<FONT COLOR="#990033"><FONT SIZE=2>Expositions</FONT></FONT>

David Lachapelle

La monnaie de Paris accueille la rétrospective de David Lachapelle où sont présentes près de deux cents photographies du fils spirituel d’Andy Warhol.
Une très belle architecture accompagne cette exposition que l’on pourrait qualifier d’originale, ce style pop-baroque à caractère parfois pornographique me captive.

Face à ces photographies j’ai ressenti cette superficialité d’un monde inaccessible, ces corps déshumanisés qui gisaient dans une débauche parfois effrayante, l’artiste met en scène le caractère frénétique et malsain de la société de consommation.

Certaines photographies parfois passent de la 2D à la 3D cela m’a donné l’impression de me retrouver au coeur de ces scènes sacrées.
Ces scènes bibliques avaient un caractère à la fois glauque et ironique de part cet aspect pop et décadent.

Les photographies de cette homme étaient fortement attirantes et incontournables. C’est le cas des icônes comme Cameron Diaz ou encore Paris Hilton, icônes d’une génération obnubilée par le luxe et la célébrité.

David Lachapelle dans la plupart des séries présente notre monde dans un cadre apocalyptique. En regardant ces scènes qui débordaient de nudité, de corps qui semblaient voler ou au contraire sombrer, j’ai immédiatement pensé au tableau de michel-Ange ou encore à ceux de Raphael.

Andy Warhol au grand palais.

Comment ne pas se rendre à l’exposition de cette artiste incontournable. Des images tellement communes, que l’on retrouve aujourd’hui partout ; sur les t-shirts ou les sacs, retrouvent enfin leur statut d’oeuvre d’art.

Alexander Calder.

Alexander Calder, artiste américain, figure marquante de la sculpture, est un artiste qui a toujours attiré mon attention, j’ai découvert son travail il n’y a pas si longtemps et il a provoqué chez moi une émotion, une nostalgie.
Quand j’ai appris que le centre Pompidou lui consacrait une exposition, retraçant son oeuvre entre les années 1926 à 1933, plus précisément ses années parisiennes, je m’y suis rendue au plus vite.

Il y avait une projection sur grand écran de l’artiste qui jouait avec ses petits personnages de cirque, personnellement en voyant ce vieil homme joué, je me suis revue entrain de créer mon petit spectacle avec mes jouets achetés gentiment par papa maman, je m’enrichissais, je développais mon imagination en inventant des histoires pas possible dont je me rappelle encore aujourd’hui. Je restais devant cet écran, j’étais émue, amusée, nostalgique, je voyais ce grand gamin, ce qu’on est tous au fond, mais que l’on assume pas toujours.



En avançant dans l’exposition je tombe sur le cirque de Calder placé sur un socle circulaire et protégé par des vitres, nous pouvions faire le tour et admirer la délicatesse des personnages fabriqués grâce à des objets anodins .
Toute une poésie se dégage de cette mise en scène, ses objets de récupérations revivent grâce aux mains de cet homme.


On pouvait ensuite voir toutes ses sculptures en fil de fer, ces visages, ces personnages, la réalité était suscitée si simplement, avec un seul fil un visage ou une silhouette se dégageait, cela semble si facile et si juste. L’exposition mettait vraiment bien en valeur les sculptures grâce à un jeu de lumière qui projetait l’ombre de chaque objet derrière lui.




J’ai pris mon carnet de dessin et je me suis amusée a dessiner ces visages, ces personnages, sans quitter la feuille une seule fois avec mon crayon, d’un trait, en regardant le moins possible. Ces sculptures de fil de fer semblent faciles à dessiner mais au contraire c’est difficile de faire ressentir le volume avec des traits fins qui s’entremêlent.

Après avoir rencontré mondrian, il rejoint le groupe « abstraction-création » ( mondrian, Delaunay, Hetlon, doesdung, Peevsner) en 1930, il bascule complètement vers l’abstraction. J’ai été moins sensible à cette partie de l’exposition.

Une très belle exposition, ou j’ai pu re-visiter des sensations en moi qui bouillonnaient, j’ai fait l’expérience de l’art dans un lieu chargé d’émotions, de finesse, ou l’artiste re-visitait la réalité de façon onirique.

Louise Bourgeois

Je vais vous parler d’une exposition qui n’est pas si récente que ça, mais qui m’a vraiment marqué :L’exposition de Louise Bourgeois au centre Pompidou. Au départ le travail de cette artiste ne m’attirait pas tellement, c’est grâce à cette exposition que mon opinion a changé.
Cette exposition présentait plus de 200 œuvres, peintures sculptures, installations ; réalisées entre 1940 et 2007.
Louise bourgeois est née en France en 1911, c’est une des artistes majeures de la fin du XXe et du début du XXIe siècle. Traversant divers mouvements artistiques comme le surréalisme, l’expressionnisme abstrait, le minimalisme, elle développe un langage personnel qui rejoint les pratiques les plus contemporaines. Son œuvre est basée sur l’émotion, la mémoire, la réactivation des souvenirs d’enfance. Cette femme a aujourd’hui 96 ans.
Le parcours de cette exposition était très bien fait. C’était un parcours chronologique qui commençait par ses peintures ; « les femmes maison », c’était étrange parce je ne connaissais pas ses peintures, en les regardant, je ne retrouvais pas le travail que je connaissais de cette artiste, ces peintures me semblait complètement à part, en m’attardant je retrouvais tout de même cette dimension érotique, et je retrouvais ensuite ce thème de la femme oppressée, la femme meurtrie que l’on pouvait observer dans les chambres.

Je commençais à réaliser sur moi-même une espèce de remise en question, je ne voyais plus des images dans des livres ou sur internet, je me retrouvais « face » à son travail et il me touchait.
J’avance dans l ’exposition, je vois des sculptures, des formes phalliques qui pendent, qui m’entourent, j’ai envie d’y toucher, mais je ne peux pas, elles sont lisses et tellement ambigues, une lumière glauque les habille, je m’attarde encore, sont-elles belles ? Je n’en sais rien, elles me plaisent c’est tout.

Je tourne en rond dans cette pièce réservée en grande partie pour toutes ces formes, et je tombe sur une espèce d’accumulation de formes plus ou moins circulaires, on dirait un four, un gouffre, qui s’enfonce, j’observe une sorte de table au centre, je ressens ça comme une sorte d’offrande à caractère sexuel. Je me sens à la fois un peu gênée, j’ai l’impression de rentrer dans l’intimité la plus profonde d’une femme que je ne connais pas.

Pour finir cette salle je me retrouve face à un corps qui semble à la fois mort et sacré de par sa couleur or, il s’étire, il pend ? à vrai dire tout semble mort.

Je tombe enfin sur la fameuse araignée de Louise Bourgeois,c’est vrai, elle est impressionnante , mais je suis plus attirée par ses chambres qu’on ne peut voir qu’en regardant par des petites fentes entre les murs de bois qui les cachent. Le spectateur prend ici directement le rôle de voyeur, on essaye d’espionner l’intimité de quelqu’un, on regarde sa chambre. Certaines pièces m’ont effrayée surtout celle où l’on pouvait voir des os qui servaient de cintres aux petites nuisettes, la douceur, la féminité ralliées à la vulgarité ou encore à la brutalité d’un os ; mais certaines des chambres m’ont aussi émue. L’absence de corps mettait mal à l’aise, je me sentais oppressée, je retrouvais encore ici cette atmosphère tragique de mort qui régnait dans ces salles.

J’avance et tombe sur une grande cage, je vois la décadence, les chaises sont à l’envers ou encore au plafond, de nombreuses babioles se trouvent là, entassées les unes sur les autres,on ne sait plus où donner de la tête. mon sentiment est à ce moment celui de l’emprisonnement, la fatalité qui s’abat sur l’homme. L’œuvre de cette artiste me semble tellement proche des spectateurs, c’est la vie, l’art qui ne fait qu’un.

J’arrive à la dernière partie de l’exposition, Louise Bourgeois y a réalisé des petites poupées ainsi que des visages en tissu, au départ j’ai trouvé cela amusant, ça s’apparentait à des jouets, je trouvais ça sympathique. Ensuite j’observe et je retrouve encore ce caractère tragique, l’homme réduit à l’objet, aux jouets, des jouets mis dans des positions subjectives, ce qui leurs donnent un caractère pervers, incestueux.

Je sors de cette exposition, je vois sur le mur de la sortie, des photos par ordre chronologique qui défilent, c’est la vie de cette femme, je suis émue encore une fois, j’avais l’impression de la connaître .


ESAAix - Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence - http://www.ecole-art-aix.fr