Étudiants - Archives des années précédentes - 2009/10 - 1° année (2009/10) - MÉMOIRES - QUINK Maureen -

Expo marseille Oct 2009

VISITE 1 :

Arrivée à marseille vers 10h00, on se dirige vers le premier lieu d’exposition, immeuble dans lequel l’un des appartements est transformé en salle d’exposition : « Sculpture d’accueil »

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L’inauguration a eu lieu la veuille au soir, il s’agit du travail de deux jeunes artistes ayant habités à Berlin, un mois de résidence et de production. Il devait être question d’un travail en binôme seulement plus le projet avancé plus les artistes allaient dans des directions différentes. Au finale le projet ce présente dans deux salle qui communique accueillant leur deux projets.

- Guiot Nicolas : RLDQL (folie n°2)


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J’ai compris le terme « sculpture d’accueil » au sens où le travail d’architecture de Guiot Nicolas, est comme une plate forme appelant les spectateurs à interagir dans cette sculpture.
Ce que d’ailleurs nous avons tous fais en nous installant à l’intérieur du volume architectural, ce qui n’aurait pas eu lieu en la présence de l’artiste, nous n’aurions surement pas osé investir ainsi son travail.

Il travail avec les formes géométriques élémentaires. Il réalise une série : « Les encombrants ». Le module perturbe l’architecture existante.
La pièce est plus dans l’idée de construire l’architecture elle-même, sculpture habitable ou non ?

Il utilise le vocabulaire architectural, idée de norme, avec la « rampe d’accès pour handicapé » qu’il détourne en faisant aboutir la rampe dans une cloison.
Son travail est en relation avec le minimalisme, pas de géométrie pure mais toujours des intentions, du sens.
La sculpture ancienne :viens de l’intérieur, la masse
La sculpture moderne :diviser l’espace, animer l’espace

L’aspect esthétique de sculpture est celui, d’une maquette à échelle humaine. Il utilise l’aglo. Il nous présente le matériau brut, sans aucune peau décorative.
Topos du design.

Son travail suscite l’envie de prendre place dans ces formes, se sentir intégré dans une construction, qui fait pour moi référence au jeu de légo.

- Alimoussa Guillaume

Le travail de Alimoussa Guillaume , est visible depuis la première salle.
Son travail est plus hétérogène, beaucoup de couleurs. L’impression générale est plus désordonnée. Il s’agit de la mise en scène de distributeur d’alcool que l’on trouve dans un bar. Au départ il voulait en faire plus, seulement afin d’être plus en relation avec le travail de Guiot Nicolas qui est un travail d’épuration.
L’ambiance festive des bars est quelque chose d’important dans sa vie. Impressionné par Caravage, et le clair obscure.
Son idée de départ était l’ivresse, l’orgie. Les objets composant la structure portent un message fort. Les objets selon lui sont impures, comme les témoins de la débauche.

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VISITE 2 :

« La peau », film de 70 mm, utilisé en hommage à Kuntzel Thierry.
Il ne s’agit pas de défilement cinématographique. C’est un RUBAN PHOTOGRAPHIQUE, une œuvre de solitude.
Vidéo Chronique

Il s’agit de coucher sur un support 2D un corps.
Cette pièce est composée de 15 mètres de peaux provenant de différents corps, toutes assemblées de manière à ne faire qu’une seule et unique pièce, on ne reconnait aucunes parties du corps seulement de l’épiderme.
L’œuvre est une projection sur un écran autour duquel le spectateur peu évoluer.

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La projection tourne en boucle.
La pièce évolue vers le vieillissement, on fini par perdre totalement la lecture de la peau, à mesure que celle-ci vieillie, la peau devient plus proche du cuir, du bois.

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VISITE 3 :

Exposition mACHINATION
Dualité :
perfection/bricollage
utopie/Chaos

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- Frederic Vaesen

NmH, Nouvelle machine Habitable : elle dispose d’une prise électrique, elle peut tracter une caravane, idée du Nomadisme.
Vaesen effectue sur une porche une étude Chromatique, association savante de couleurs, ayant pour but, une fois la voiture lancée à pleine vitesse, qu’elle disparaisse, parle mélange chromatique qui donnerait du blanc. Son expérience ne fonctionne pas.
Il réalise une œuvre paradoxale, car une porche est un objet de luxe dont le but est de ce faire voir, ici la voiture a pour but de générer seule sa propre disparition, par le prisme de couleurs.
Idée poétique. Pour disparaitre il faudrait qu’elle tourne sur elle-même.

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- Impression sur lentille :
Il s’agit d’une impression sur lentille où les chiffres 1 et 2 se chevauchent.
1 et 2 matérialisation, trame du cinéma, le cadre n’est pas figé. C’est dans notre déplacement que l’œuvre s’anime.
Interrogation des mécanismes internes de l’image, vibration chromatique.

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- Navarro Pascal :

Travail photographique (15 photos) sur des garages, jouets d’enfant. Son travail est largement inspiré du travail de Bernd et Hilla Becher, sur les moulins à eau.
Ces photographies ont le même cadrage, sans présence humaine, « Documentarisées ».
Son travail est plus personnel.

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- Valstarreser :

Installation qui se situe au plafond de la galerie. L’idée est de créer un espace construit autour du mouvement continu de canette de bière vide, les canettes circulent discrètement dans les différentes salles respectant un espace prédéfini les séparant les unes des autres.

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- Vidéo Lydy :
« J’ai rêvé que j’étais toi »

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- HEA : (référence de poutre)

Poutrelle d’acier de 250kg, qui peut supporter plus de trois tonnes.
Découpe au laser une sorte de dentelle métallique au centre de la poutrelle.
Elle ne peut plus portée elle est portée par des parpaings.
FONCTIONNEL, axe vertical / POÉTIQUE, axe horizontal
« infiltrer de l’impermanance aux certitudes » douter de l’objet.
Zone tension
matériel/immatériel

On part d’un objet usuel, matériau brut, grossier. Par la dématérialisation, l’objet devient art, ouvragé, fin.
Organique

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- Emmanuel Bens :
Sorte de pigeonnier qui réalise l’envolée de feuille.
« Distributeur aléatoire d’intention cinématographique »
Les textes qui sortes ont tous des visé de propagande, synopsis de film à message.
26 synopsis

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- Christophe Draiger :
Puzzle, image de press, carcasse d’avion.
Esthétique de la catastrophe
Il s’attaque à la sphère médiatique.
fascination morbide à l’opposition du puzzle où l’on se concentre sur l’image, normalement enfantine ou religieuse
Lenteur du puzzle qui s’oppose consommation instantanée de l’image
7050 pièces au jet d’encre.

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VISITE 4 :

FRAC

Chaque année, dans ses locaux et hors les murs, le Frac présente des expositions monographiques ou thématiques et mène avec des partenaires et des artistes, des projets spécialement conçus pour des lieux donnés. Le Frac forme un patrimoine vivant destiné à favoriser et à faciliter l’accès du plus grand nombre à l’art contemporain. La collection du Fonds régional d’art contemporain Provence-Alpes-Côte d’azur, constituée de plus de sept cents œuvres de près de trois cent cinquante artistes, reflète la diversité des expressions contemporaines. Elle est composée de peintures, dessins, sculptures, installations, photographies, vidéos qui forment des ensembles forts et représentatifs des grandes tendances artistiques des trente dernières années.
La diffusion passe par plusieurs modes d’intervention : les expositions, les publications, un programme de rencontres avec les artistes, [CQFD], et d’émissions radiophoniques mensuelles, ’Radiogramme’. Le service des publics propose des visites accompagnées, des rencontres avec les artistes, des conférences, discussions, débats, stages de formation.
(http://www.evene)
« Voyage sentimental »
du 12 Septembre 2009 au 12 Décembre 2009
Artistes présentés :
Ignasi Aballi
Bas Jan Ader
Céleste Boursier-mougenot
marcel Broodthaers
marguerite Duras
Deimantas Narkevicius
Lucien Pelen
Hubert Robert
Su-mei Tse
Ingrid Wildi
Rémy Zaugg.

L’exposition s’organise dans de petites pièces séparées. J’ai ressenti le parcours comme une découverte solitaire d’une part de l’intimité des artistes qui se représentent.

- Céleste Boursier-mougenot :
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Bassin bleu en résine, 230 cm de diamètre, 20 cm de hauteur.
30 éléments de vaisselle en porcelaine.
Système de chauffage, (la température doit être constante), et pompe.

Une sorte de piscine, un petit bassin pour enfant. C’est la première pièce que l’on a découvert.
Une atmosphère très poétique, tant par la mélodie que par le mouvement circulaire, très lent des pièces de porcelaine. Sorte de danse où le contact est interdit, à chaque rencontre les objets se rejettent.
La musique intemporelle du tintement de vaisselle nous plonge dans une atmosphère onirique. La vaisselle lévite sur ce volume aquatique.
Il nous est expliqué que l’artiste est très stricte dans les contraintes de présentations de son œuvre, œuvre qui se déplace et dont la mise en scène évolue.

Bassin :

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Sao Paolo Brazil 2009 :

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Frac marseille 2009 :

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- Bas Jan Ader :

Rapport entre l’art et la vie. Son travail est celui de la performance, il met en avant la différence entre l’objet d’art et la documentation d’une action.
Il expérimente la relation de son corps et d’un environnement, comment la mise en scène atypique de son corps change la lecture de l’environnement choisi.

Son travail est une recherche du miraculeux, tentative de lévitation, fantasme que nourrit l’homme de voler. Cette recherche du miraculeux le conduit a prendre de nombreux risques.
Bas Jan Ader meurt à 33 ans, il disparait lors d’une performance « In Search of the miraculous II ». Désir de traverser l’Atlantique seul, à bord d’un petit voilier.

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- marcel Broodthaers

La « pluie », plus que toute autre proposition, donne à voir une histoire qui, si elle n’a de sens que pour celui qui l’écrit, se laisse ressentir par tous.

Drôle, émouvant, mystérieux, poétique... Toutes les formes du ressenti se déploient, mais dans une nuance forcément personnelle.

- Deimantas Narkevicius :

« Once in the XXth century » est une vidéo étrange, il nous faut un petit moment de visionnage pour comprendre le processus de travail de l’artiste. La vidéo consiste en la reconstruction et l’élévation de la statue de Staline. La vidéo reconstruit l’histoire à l’envers.

- Ingrid Wildi :

« Si c’est elle » est une vidéo.
Trois hommes de face, cadrés en plan rapproché devant un fond blanc. Ils parlent successivement d’une femme qu’ils aiment plus que tout, leur discours est ambiguë, on ne sais pas si ils parlent de leur femme ou de leur maîtresse. On en vient à se demander si ils ne parlent pas tous les trois d’une seule et même personne qui pourrait être la femme de l’un et la maîtresse des deux autres. Les témoignages se croisent.
En réalité ils parlent tous les trois de leur mère.
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Une journée qui fut très riche. Seul petit regret, ne pas avoir bénéficié de plus de temps afin de pouvoir tout regarder.


ESAAix - Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence - http://www.ecole-art-aix.fr