Étudiants - Archives des années précédentes - 2005/06 - 1° année (2005/6) - MÉMOIRES (année propédeutique 2005/06) - BAUR Marie -

extraits vidéo


Chambre
Une poupée dans sa chambre.
Elle se promène, cherche à s’exprimer.




vidéo

vidéo

Plage
Elle mange sa caméra.


vidéo


Suspension
je suis en lévitation au dessus d’un drap grillage. Apesanteur dans l’espace le haut devient le bas. Endormie je rêve de flotter.

vidéo

Grant
Une rencontre, la caméra est l’intermédiaire entre deux personnes. Plus de verbes, les corps se parlent à distance, par l’image. Illustration d’une communication grâce à la machine.








vidéo


Danse d’ombres, je me vois, tourne, suit mon reflet. Je suis une avec elle ensemble on fait tourner le paysage. La lumière éblouissante brûle l’image pour aller toujours plus vers le blanc. Je voudrais épurer les contrastes afin de laisser le regard libre d’imagination. L’apparition de l’ombre en mouvement accentue le côté irréel de la séquence. J’espère donner une ambiance rêveuse.
Le choix du ralenti est fait pour apprécier la douceur mouvement au même titre qu’une caresse. Le son est une expérience, j’ai pris un morceau de piano que j ’ai ralentie pour obtenir seulement les vibrations.
Ce que je trouve intéressant dans cette vidéo c’est le rapport que j’entretiens avec ma caméra. Effectivement j’essaie de contrôler mon mouvement de corps en gardant toute ma force dans ma main pour ne pas faire trembler l’image. Les difficultés sont multiples, car je suis positionnée en haut d’une montagne, alors je dois tenir en équilibre en gérant à la fois la prise de vue et mon mouvement. Un déplacement simple sur moi même fait danser la vidéo.





vidéo



Plongeon
Un petit homme au milieu du monde plonge dans l’herbe et en ressort, la boucle est bouclée.



vidéo


magnolia
Une fleur dans le ciel.
Tableau naïf, légèreté fragilité douceur, raffinement japonais...

vidéo


Petite nature
Un monde lunaire, la vie des petites choses proches de nous que l’on ne regardent pas.
Au sol, très proche, à sa racine collé à lui...


vidéo




Références artistiques

Dans la plus part de mes vidéos, c’est mon corps qui devient objet. Je prend ma caméra au creu de ma main et fait d’elle un prolongement de mon corps. (la paluche) Parfois je la pose au sol, sur la table et joue devant elle. Pour l’instant je ne sais pas vraiment ce que je cherche, chaque fois que j’ai fait des vidéos, c’était de simples improvisations. J’ai aussi filmé des amis en donnant à leur corps le même statut d’objet.
Depuis les années 60 le corps est devenu un matériau de l’art. La caméra est un moyen intime d’étudier et de montrer la place du geste dans l’art.
La vidéo performance est un médium qui m’attire. Je trouve intéressant le fait de choisir des actions simples pour exprimer son univers, sans chercher de superflu, de décor, de narration, juste un geste anodin.
Depuis les années 70, un lien unit le corps à la vidéo. Sa présence reste centrale dans le travail de nombreux artistes.

Lucy Gunning climbing around my room 1993...

Bruce Nauman faisait souvent de son corps le sujet de son œuvre. Il mettait en scène certaines actions dans son escalier et les filmait en vidéo. Celles-ci étaient très simples, comme par exemple marcher d’une façon particulière, parcourir les contours d’un carré dessiné sur le sol tout en jouant du violon, faire rebondir deux balles jusqu’à ce qu’il en perde le contrôle, se maquiller et se démaquiller ou bien encore manipuler un tube de néon pour examiner son corps dans l’ombre et la lumière.
Ses actions étaient filmées en temps réel. Il n’y avait ni scénario, ni montage et le film durait le temps de l’action.
Valie Export a utilisé son corps comme sujet central de son œuvre. Le point de départ de son travail est la recherche du statut du corps de la féminin dans l’image. Elle s’est posée des questions sur son identité et non identité et la relation corps objet dans la société tel qu’elle est transmise par les médias, la publicité ; s’interrogant sur le rôle des médias dans la construction d’une image normative de la féminité. Elle met en connexion l’image de la femme, la société de consommation et sa propre identité d’artiste. Je l’ai découverte lors d’une rétrospective de son travail au centre national de la photographie en septembre 2003.
Une de ses séries photographique mettait son corps en relation avec un élément architectural. Elle tente ainsi d’établir un lien entre l’expérience corporelle et la géométrie inhérente à l’architecture.

Chantal michel, une artiste suisse se met en scène, où son corps devient objet. Elle devient plante, décoration, produit de consommation. J’ai vu une exposition d’elle à Toulouse en novembre 2004. Ses photographies et vidéos expriment bien comment l’image du corps féminin peut être utilisé au même statut qu’un objet.

Quand je filme la nature, je cherche des images oniriques. Parfois je fais des ralenties importants pour renforcer l’ambiance du rêve. J’aimerai donner à voir une atmosphère calme et poétique.
J’apprécie beaucoup Bill Viola, un artiste qui fait appel à un lyrisme narratif proche de la méditation.
Je me souviens d’une installation vidéo de Janine Randerson, qui proposait des vidéos d’éléments de la nature coloré non reconnaissable projetés sous des parasols le tout sonorisé par des sons électroniques minimalistes. (Peace in espace 2005) J’avais vraiment passé un bon moment, et sentie en moi le même envie d’apaisement.

Il y a encore beaucoup d’artistes vidéastes dont le travail me laisse sensible.
michal Rovner, une artiste qui traduit l’énergie vitale en images. Dans sa démarche singulière, elle part de la réalité, la déconstruit, la manipule par les moyens électroniques. Une nouvelle réalité est mise en place grâce à la puissance du son et du montage. Tel que des personnages de Beckett, ceux de Rovner évoluent quelque part entre l’être et le non-être, la réalité et l’imaginaire.
J’ai vu une de ses installation à New York en mai 2004, alors était projeté des danseurs sur des pierres. La réduction des images donnait l’impression d’une vision dans un microscope.
In Stone est un de ses travaux, qui met en lumière le problème de la durée et de la stabilité des pierres par contraste avec l’instabilité de la vie à travers l’histoire.
maria marchall a fait des vidéos lors desquelles peur et cauchemars se glissent sous le voile de mini-histoires crues et énigmatiques concernant ses enfants qu’elle imagine dans des situations difficiles qui mettent parfois leur vie en danger.
Pierrick Sorin me fait mourir de rire.
En ce moment au FRAC de marseille, on peut voir des vidéos de Stephane Bérard, qui sont des scénettes courtes comme des sketchs. L’ensemble est un bel hommage à la vidéo amateur, remplie d’humour décalé absurde.
Dans un autre registre, les films de Len Lye qui datent des années 1930 sont exceptionnels. C’est un artiste que j’admire beaucoup. Son univers coloré et musical est envoûtant.



ESAAix - Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence - http://www.ecole-art-aix.fr